Oublier
Je traînais des pieds sur le sable trempé, je m'enlisais peu à peu avec le goût amer dans la bouche de ces journées si sombres, têtes de proue de cette vie écoeurante.
Chaque jour qui passait le temps se blessait, chaque jour de plus le temps m'achevait, et j'espérais toujours qu'un jour pour moi le temps s'arrêterait. C'était doux mais lassant de mourir à chaque seconde. Désormais le quotidien et mon état me font sourire, je me dis que j'aimerais être obsédé par une seule chose, que ça m'aiderait à ne plus penser à rien. Mais le plus simple c'est de m'en aller, je vais faire un tour, j'ai envie d'être seul.
Je vais marcher encore un peu, attendre que le sable gèle mes pieds, qu'il m'enlise à m'en étouffer.
Esquecer
Eu arrastava os pés na areia molhada, eu ia me afundando pouco a pouco com o gosto amargo na boca dessas dias tão sombrios, proas dessa vida desgastante.
A cada dia que passava, o tempo se fería, a cada dia a mais o tempo me acabava, e eu sempre esperava que um dia o tempo parasse pra mim. Era doce, mas cansativo morrer a cada segundo. Agora o cotidiano e meu estado me fazem sorrir, eu me digo que gostaria de ser obcecado por uma única coisa, que isso me ajudaria a não pensar em nada. Mas o mais simples é eu me mandar, vou dar uma volta, tô afim de ficar sozinho.
Vou andar mais um pouco, esperar que a areia congele meus pés, que me afunde até me sufocar.