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A Preguiça

Akroma

La Paresse

Fermes les yeux…

Vidé de toute vie, vidé même d'envie, déçu par ma vie, déçu par autrui.

Seul dans mon esprit, seul dans ma chambre, je vois mon existence qui défile devant moi. Je n'ai plus envie d'y croire, plus envie de voir. Je sombre dans une paresse emplie de désespoir. Lentement, je touche le fond que je croyais si loin de moi et qui se rapproche pas à pas.

Laissez-moi partir, m'accuser d'avoir toujours défendu d'autres causes avant la mienne.

Je plaide coupable. Comment me détruire, moi qui était si fort ? Comment en finir, sans laisser de remords ? Quitter cette existence, quitter cette souffrance, celle qui, avant, comblaient mes audiences.

Vu d'ici, la mort parait si belle.
Vu d'ici, on dirait qu'elle t'appelle.
De l'autre côté, la peur n'existe pas.
Et si l'on ferme les yeux, on pourrait passer au-delà.
De l'autre côté, le temps n'existe pas.
Et si ça n'en vaut plus la peine,
Fermes les yeux,
Peu importe quand ni comment,
Si plus rien ne te retient, alors c'est le moment.

Vidé de toute vie, vidé même d'envie, déçu par ma vie, déçu par autrui. Oublié de tous, oublié de vivre, délaissé mon avis, personne ne l'attend cette fois-ci. Partir sans être un lâche, sans même faire un carnage. Suivre mon destin, ou bien le contrôler. Mourir de mes mains, ou laisser le temps passer de l'autre côté du néant.

Loin d'ici, la mort enfin t'appelle.
De l'autre côté, la peur n'existe pas.
Et si l'on ferme les yeux, on pourrait passer au-delà.
De l'autre côté, le temps n'existe pas.
Et si ça n'en vaut plus la peine,
Fermes les yeux,
Peu importe quand ni comment,
Si plus rien ne te retient, ouvre-toi au néant...

A Preguiça

Feche os olhos…

Vazio de toda vida, vazio até de vontade, decepcionado com minha vida, decepcionado com os outros.

Sozinho na minha mente, sozinho no meu quarto, vejo minha existência passando diante de mim. Não tenho mais vontade de acreditar, não tenho mais vontade de ver. Estou afundando em uma preguiça cheia de desespero. Lentamente, toco o fundo que achava tão longe de mim e que se aproxima passo a passo.

Deixem-me ir, me acusem de sempre ter defendido outras causas antes da minha.

Eu me declaro culpado. Como me destruir, eu que era tão forte? Como acabar com isso, sem deixar arrependimentos? Sair dessa existência, deixar esse sofrimento, aquele que, antes, preenchia minhas audiências.

Visto daqui, a morte parece tão bela.
Visto daqui, parece que ela te chama.
Do outro lado, o medo não existe.
E se fecharmos os olhos, poderíamos passar além.
Do outro lado, o tempo não existe.
E se isso não vale mais a pena,
Feche os olhos,
Não importa quando nem como,
Se nada mais te prende, então é o momento.

Vazio de toda vida, vazio até de vontade, decepcionado com minha vida, decepcionado com os outros. Esquecido por todos, esquecido de viver, ignorado minha opinião, ninguém a espera desta vez. Partir sem ser um covarde, sem fazer um massacre. Seguir meu destino, ou controlá-lo. Morrer pelas minhas mãos, ou deixar o tempo passar do outro lado do nada.

Longe daqui, a morte finalmente te chama.
Do outro lado, o medo não existe.
E se fecharmos os olhos, poderíamos passar além.
Do outro lado, o tempo não existe.
E se isso não vale mais a pena,
Feche os olhos,
Não importa quando nem como,
Se nada mais te prende, abra-se para o nada...