Ainsi va la vie
Sorti du noir cousin, le silence d'un coin sans écho,
J'ai brûlé mon adolescence entre Beauval et Pierre-Co,
Comme un foetus végétant dans le sein d'une mère,
J'ai vécu asservi, victime de chimères.
Dans le monde de dehors j'ai dû supporter douleurs et peines enchantées,
Deux fois j'ai raté le bac à force de chanter,
Mes connaissances Re-nois, Re-beus, Polonais.
Même je dérange, matramemch, on s'arrange tu me connais,
On m'a poussé à être sans vergogne, mes frères, eux, râlent et grognent,
Entre eux se volent pour du shit, ils se cognent.
Moi c'est dans le rap que je m'exprime en restant clean.
Mes larmes sont les poèmes de ceux qui sont victimes.
{Refrain:}
La vie est vache, que je sache, pour un lascar sans cash,
car il faut arracher le cash par le biz qui crache.
La vie est vache, que je sache, pour un lascar sans cash,
son étiquette, dans ses démarches, fait tâche.
La vie est vache, que je sache, pour un lascar sans cash,
car il faut arracher le cash par le biz qui crache.
La vie est vache, que je sache, pour un lascar sans cash,
dans la zone, évidemment, surtout collé aux bâtiments.
La vie est vache, que je sache, pour un lascar sans cash,
Car il faut arracher le cash par le biz qui crache.
Régulièrement, la sécheresse sévit méchamment,
Dans la zone évidemment, surtout collé aux bâtiments.
Question oseille, tout payé, si on a l'esprit en éveil,
Le vice, la crasse, la carotte fonctionnent à merveille,
Bredouille, à chaque fois, voir mes pistes qui se brouillent,
Couilles ou pas, je garde surtout l'instinct du risque,
Le goût de l'argent facile, le flair de l'oseille, un tic,
Strict et méthodique, ça nécessite la tactique.
Le jeu de le survie, dans la té-ci devient une pratique.
{au Refrain}
Tu sais là où l'on vit, décalage horaire, on a tous mille envies,
Pas le temps d'essayer de plaire, que de bénéf', les secteur est prospère.
La vie que je mène, zoom, chouchou de la zone depuis l'époque des booms.
Pour du vaille-tra, vas-y frappe à la porte la plus proche,
Ma tête ne plaît pas, toujours des petits trous dans mes poches.
J'aimerais ne plus être aux dépens de ma famille,
Mais dans le brouillard de ma vie, aucune lumière ne brille,
Débrouillard, tranquillement je roule ma bille.
Mon rap moustique contamine la France entière,
Déchiffre l'air, escalade les mers, traverse les frontières.
Pour maman je me suis promis d'être un type bien.
Inch'Allah, je m'en sortirai bien.
{au Refrain}
Assim vai a vida
Saí do escuro, mano, o silêncio de um canto sem eco,
Queimei minha adolescência entre Beauval e Pierre-Co,
Como um feto vegetando no ventre de uma mãe,
Vivi aprisionado, vítima de quimeras.
No mundo lá fora, tive que suportar dores e penas encantadas,
Duas vezes reprovei no vestibular só de tanto cantar,
Minhas referências, Re-nois, Re-beus, poloneses.
Até que eu incomodo, matramemch, a gente se ajeita, tu me conhece,
Me empurraram a ser sem vergonha, meus irmãos, eles reclamam e resmungam,
Entre eles se roubam por causa de droga, eles se batem.
Eu me expresso no rap, mantendo a linha.
Minhas lágrimas são os poemas dos que são vítimas.
{Refrão:}
A vida é cruel, que eu saiba, para um cara sem grana,
Porque é preciso arrancar a grana pelo trampo que queima.
A vida é cruel, que eu saiba, para um cara sem grana,
Sua etiqueta, nas suas ações, faz feio.
A vida é cruel, que eu saiba, para um cara sem grana,
Porque é preciso arrancar a grana pelo trampo que queima.
A vida é cruel, que eu saiba, para um cara sem grana,
Na quebrada, claro, principalmente colado nos prédios.
A vida é cruel, que eu saiba, para um cara sem grana,
Porque é preciso arrancar a grana pelo trampo que queima.
Regularmente, a seca pega pesado,
Na quebrada, claro, principalmente colado nos prédios.
Questão de grana, tudo pago, se a gente tiver a mente alerta,
O vício, a sujeira, a enganação funcionam direitinho,
Sem grana, toda vez, vejo minhas pistas se embaralharem,
Coragem ou não, eu mantenho o instinto do risco,
O gosto do dinheiro fácil, o faro da grana, um tique,
Rigoroso e metódico, isso exige tática.
O jogo da sobrevivência, na quebrada, vira prática.
{ao Refrão}
Tu sabe onde a gente vive, fuso horário, todos temos mil desejos,
Sem tempo pra tentar agradar, só pra lucrar, o setor é próspero.
A vida que levo, zoom, queridinho da quebrada desde a época dos booms.
Pra um trampo, chega aí, bate na porta mais próxima,
Minha cara não agrada, sempre com buracos nos bolsos.
Queria não depender mais da minha família,
Mas na neblina da minha vida, nenhuma luz brilha,
Desenrolado, tranquilamente eu sigo meu caminho.
Meu rap, como um mosquito, contamina a França inteira,
Decifra o ar, escala os mares, atravessa fronteiras.
Pra minha mãe, prometi ser um cara do bem.
Inch'Allah, vou me sair bem.
{ao Refrão}