395px

Do Tempo que Passa

Richard Cocciante

De temps qui passe en temps qui passe

De temps qui passe en temps qui passe,
Y'a tout un tas de choses qui s'effacent.
Les habitudes fondent comme la glace.
J'ai l'impression de perdre ma place.
Y'a des rumeurs de solitudes,
Derrière le mur des certitudes,
Quand on s'endort dans des lits froids,
Des "je suis tout seul", des "je te vois pas".

REFRAIN:
Alors on se tire faire un petit tour
Dans le jardin des avant-hiers,
Là où poussent les histoires d'amour,
Là où c'est chaud, même en hiver
Et on va voir si, par hasard,
On aurait pas laissé traîner
Un petit bonheur dans sa mémoire,
Un petit baiser qui serait paumé.

Même les miroirs sont plus les mêmes.
Ils ont de la buée plein nos visages.
Ils sont fatigués de te voir belle.
Ils sont fatiguées d'être sages.
Alors, ça y est: tout est fini.
Il va falloir que j'oublie ton parfum,
Les "je t'aime très fort", "c'est le paradis",
Des "je te lâcherai jamais la main"?

REFRAIN

Y va falloir tout foutre en l'air,
Les photos, les anniversaires,
Les vacances au bord de la mer,
Les petits cadeaux pour tes yeux verts,
Le petit bonhomme qu'on devait faire,
Un petit mec qu'on appelait Julien.
Il va falloir, comme on dit, "s'y faire"
Mais faut pas croire: on n'oublie rien.

REFRAIN

Un petit baiser qui serait paumé,
Un petit baiser qui serait paumé,
Un petit baiser qui serait paumé,
Un petit baiser qui serait paumé.

Do Tempo que Passa

Do tempo que passa, do tempo que passa,
Tem um monte de coisas que se apagam.
Os hábitos derretem como gelo.
Sinto que estou perdendo meu lugar.
Tem rumores de solidão,
Atrás da parede das certezas,
Quando a gente dorme em camas frias,
Uns "estou sozinho", uns "não te vejo".

REFRÃO:
Então a gente sai pra dar uma volta
No jardim dos anteontens,
Onde brotam as histórias de amor,
Onde é quente, mesmo no inverno
E vamos ver se, por acaso,
Não deixamos escapar
Um pequeno prazer na memória,
Um pequeno beijo que ficou perdido.

Até os espelhos não são mais os mesmos.
Eles estão embaçados em nossos rostos.
Estão cansados de te ver linda.
Estão cansados de serem sensatos.
Então, é isso: tudo acabou.
Vou ter que esquecer seu perfume,
Os "eu te amo muito", "é o paraíso",
Os "nunca vou soltar sua mão"?

REFRÃO

Vou ter que jogar tudo pro alto,
As fotos, os aniversários,
As férias à beira-mar,
Os pequenos presentes pros seus olhos verdes,
O menininho que a gente ia ter,
Um garotinho que chamávamos de Julien.
Vou ter que, como se diz, "me acostumar"
Mas não se engane: não se esquece de nada.

REFRÃO

Um pequeno beijo que ficou perdido,
Um pequeno beijo que ficou perdido,
Um pequeno beijo que ficou perdido,
Um pequeno beijo que ficou perdido.

Composição: Riccardo Cocciante