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Os Mormons e os Papuas

Georgius

Les mormons et les Papous

On ne voit qu' des filles sans maris,
Que des belles au cœur incompris,
Que des veuves à l'œil attendri,
Un tas d' belles mômes qui se dessèchent,
Des beautés qui deviennent blèches.
Tout ça, c'est la faute à nos lois,
A des parlementaires en bois
Qui ont le cœur et les pieds froids.
L'homme peut aimer dix femmes par jour,
Et des pauvres femmes meurent d'amour.

Vivent les mormons, vivent les Papous,
Qui prennent la vie par le bon bout.
Tous ces gars-là sont polygames,
Bigames, trigames et hectogames.
Ils ont des femmes plein leur salon,
Plus que d' fauteuils ou d' guéridons,
Ils comprennent la vie bien mieux qu' nous
Vivent les mormons, vivent les Papous !

Le sang nous pète sous la peau,
Remonte, nous étouffe le cerveau,
Nous comprime les pectoraux.
Bref, on jugule et on torture
Toutes ces forces de la nature.
Si l'on n' veut pas nous "eunuquer"
Ou nous "chapelle-sixtiner",
Qu'on nous laisse "prolifiquer" !
Ne soyons pas trop exigeants,
Qu'on nous donne trois cents femmes par an !

Vivent les mormons, vivent les Papous !
Ça, c'est des durs, c'est pas des mous !
Chaque jour, ils en ont une nouvelle,
Alors, ils font des étincelles.
Ils ne mangent pas comme nous, Messieurs,
A chaque repas du pot au feu.
Je comprends qu'ils en mettent un coup !
Vivent les mormons, vivent les Papous !

L'animal est moins bête que nous
Regardez les chiens, les minous,
Les éléphants, les sapajous.
Des compagnes, ils en ont des bandes
Ils ne suffisent pas à la d'mande
Combien de poules pour un coquin ?
Et de pingouines pour un pingouin ?
Et de lapines pour un lapin ?
Nous seuls n'avons, pour flirtouiller,
Qu'une seule poupoule au poulailler.

Vivent les mormons, vivent les Papous,
Qui ne marchent jamais sur les genoux.
Pas étonnant s'ils se r'produisent !
Qu'on nous donne autant d' marchandise,
Et nous allons faire des enfants
Tout plein les vingt arrondissements.
N'est-ce pas, Messieurs, je n' suis pas fou
Vivent les mormons, vivent les Papous !

Os Mormons e os Papuas

Só se vê meninas sem maridos,
Só as lindas com corações perdidos,
Só viúvas com olhar sofrido,
Um monte de garotas que se secam,
Belezas que ficam desbotadas.
Tudo isso é culpa das nossas leis,
De parlamentares de madeira
Que têm o coração e os pés frios.
O homem pode amar dez mulheres por dia,
Enquanto as pobres mulheres morrem de amor.

Viva os mormons, viva os papuas,
Que pegam a vida pelo lado certo.
Esses caras são poligâmicos,
Bigâmicos, trigâmicos e hectogâmicos.
Eles têm mulheres em suas salas,
Mais do que cadeiras ou mesas de centro,
Eles entendem a vida muito melhor que nós.
Viva os mormons, viva os papuas!

O sangue explode sob a pele,
Sobe, sufoca nosso cérebro,
Nos comprime o peito.
Enfim, a gente controla e tortura
Todas essas forças da natureza.
Se não querem nos "eunuquizar"
Ou nos "chapelizar",
Deixem a gente "proliferar"!
Não sejamos tão exigentes,
Que nos deem trezentas mulheres por ano!

Viva os mormons, viva os papuas!
Esses são os fortes, não são fracos!
Todo dia, eles têm uma nova,
Então, eles fazem faíscas.
Eles não comem como nós, senhores,
Em cada refeição, um cozido.
Entendo que eles aproveitam bem!
Viva os mormons, viva os papuas!

O animal é menos burro que nós,
Olhem os cães, os gatinhos,
Os elefantes, os macacos.
Eles têm companheiras em bandos,
Não dá pra atender a demanda.
Quantas galinhas para um safado?
E quantas pingüins para um pinguim?
E quantas coelhas para um coelho?
Nós só temos, para flertar,
Uma única galinha no galinheiro.

Viva os mormons, viva os papuas,
Que nunca andam de joelhos.
Não é de se admirar que eles se reproduzam!
Que nos deem tanta mercadoria,
E nós vamos fazer crianças
Por toda a cidade.
Não é, senhores, eu não sou louco?
Viva os mormons, viva os papuas!

Composição: Georgius