Bruegel Est Mort
La neige tremble sur le pays de Flandre, un ciel nacré pose son territoire.
Très loin, la mer gronde, ces provinces perdues.
Très loin, veille la brume, très loin, elle murmure.
Le peintre est mort, le peintre est mort.
Les digues tremblent sous la fièvre de l'âme.
Nos mains frissonnent sous les capes de laine
Et les femmes s'étonnent sur le pas de la porte.
Nos pas craquent la neige, le carillon résonne.
Le peintre est mort, le peintre est mort.
Le long cortège tiré de bêtes rousses
S'enfonce un peu, la campagne est bien douce.
Des corbeaux nous épient, patinent les enfants
Et le tableau surgit, l'accueil se finit.
Le peintre est mort, le peintre est mort.
Bruegel est mort, Bruegel est mort.
Bruegel Está Morto
A neve treme sobre a terra da Flandres, um céu perolado marca seu território.
Muito longe, o mar ruge, essas províncias perdidas.
Muito longe, a névoa vigia, muito longe, ela sussurra.
O pintor está morto, o pintor está morto.
As barragens tremem sob a febre da alma.
Nossas mãos tremem sob as capas de lã
E as mulheres se surpreendem na porta de casa.
Nossos passos estalam na neve, o sino ressoa.
O pintor está morto, o pintor está morto.
O longo cortejo puxado por bestas ruivas
Se afunda um pouco, a campanha é bem suave.
Os corvos nos espreitam, as crianças patinam
E a pintura surge, a recepção se acaba.
O pintor está morto, o pintor está morto.
Bruegel está morto, Bruegel está morto.