La chanson des peupliers
Le soir descend sur la colline,
La lune monte dans les cieux
Et les bois fleuris d'aubépine
Sont pleins de bruits harmonieux !
Quelle est cette voix qui soupire
Dans la brume, au déclin du jour ?
On dirait une immense lyre,
Préludant à des chants d'amour !
{Refrain:}
Le vent souffle, dans les ramures,
Dans les genêts, dans les sentiers
Entendez-vous ces doux murmures ?
C'est la chanson des peupliers !
Voici le chœur errant des brises,
À leurs accords il vient s'unir,
Se mêlant aux voix indécises
Des soirs d'été près de finir !
La nuit a déployé ses voiles ;
Les peupliers, pleins de frissons,
Vont à la lueur des étoiles
Moduler leurs frêles chansons !
{au Refrain}
J'entends au fond de la vallée
Les peupliers causer entre eux
La lune un instant s'est voilée,
Tout redevient silencieux !
Mais un murmure au loin s'élève,
Plus doux que le son du hautbois
C'est peut-être un oiseau qui rêve,
Qui rêve à la fraise des bois !
{au Refrain}
J'ai pour amante la nature
Qui fait, parmi les verts roseaux,
Couler la source fraîche et pure,
Où boivent les petits oiseaux !
C'est elle qui, sur les bruyères,
Égrène les papillons bleus
Et fait chanter, dans les clairières,
Les peupliers mélodieux !
{au Refrain}
A Canção dos Pessegueiros
A noite desce sobre a colina,
A lua sobe nos céus
E os bosques floridos de espinheiro
Estão cheios de sons harmoniosos!
Que voz é essa que suspira
Na bruma, ao cair do dia?
Parece uma imensa lira,
Preludiando canções de amor!
{Refrão:}
O vento sopra, nas ramagens,
Nos giesta, nos caminhos
Vocês ouvem esses doces murmúrios?
É a canção dos pessegueiros!
Aqui está o coro errante das brisas,
A seus acordes vem se unir,
Misturando-se às vozes indecisas
Das noites de verão prestes a acabar!
A noite estendeu suas velas;
Os pessegueiros, cheios de calafrios,
Vão à luz das estrelas
Modular suas frágeis canções!
{no Refrão}
Eu ouço no fundo do vale
Os pessegueiros conversando entre si
A lua por um instante se escondeu,
Tudo volta a ficar silencioso!
Mas um murmúrio ao longe se ergue,
Mais doce que o som do oboé
É talvez um pássaro que sonha,
Que sonha com o morango do bosque!
{no Refrão}
Eu tenho como amante a natureza
Que faz, entre os verdes juncos,
Correr a fonte fresca e pura,
Onde bebem os passarinhos!
É ela quem, sobre as urzes,
Espalha as borboletas azuis
E faz cantar, nas clareiras,
Os pessegueiros melodiosos!
{no Refrão}