La Ballade De Beausoleil
La lune est pleine, on monte ce soir avec Beausoleil.
Il fera claire au fond du grand bois.
Déjà les hommes ils sont fatigués,
L'hiver passé on n'était pas capable de se loger.
De plus en plus on parle de la Louisianne.
Ce n'était rien qu'un rêve qu'on appellait l'Acadie.
Lance de feu, couteau d'amour.
Regarder dans les yeux d'un amant
Voir que de la peine.
C'aurait été mieux si ce n'aurait jamais arrivé.
Ce n'était rien qu'un rêve qu'on appellait l'amour.
Bataille pour le bleu du ciel
Un vautour contre une colombe.
Rayure de vol mortel,
Griffe pointu, bec armé.
C'était comme si tout nos chances
Étaient déjà prisoniers,
Comme la peine que tu me lances,
Comme l'amour qu'on a trouvé.
Sang de colombe dans ses griffes,
Bouche de vautour pleine de brûlures.
Les yeux plein de peur,
La colombe qui tremble pur.
Quand au haut ciel un aigle,
Prépare ses ailes pour la descente.
Dans son geste éternel,
Il lance ses feux,
Il prend revanche.
La récolte riche, la vallée fleurie
La buchane aux cheminées.
Le village tranquille,
Les enfants qui jouent au soleil.
Les cendres des arbres,
Les pierres de la terre étaient tous endeuillés.
Ce n'était rien qu'un rêve qu'on appellait la liberté
A Balada de Beausoleil
A lua tá cheia, vamos subir essa noite com Beausoleil.
Vai clarear no fundo do grande bosque.
Os homens já tão cansados,
O inverno passou e a gente não conseguiu se abrigar.
Cada vez mais se fala da Louisiana.
Era só um sonho que chamavam de Acadia.
Lança de fogo, faca de amor.
Olhar nos olhos de um amante
E ver só dor.
Teria sido melhor se nada disso tivesse acontecido.
Era só um sonho que chamavam de amor.
Batalha pelo azul do céu
Um urubu contra uma pomba.
Riscada de voo mortal,
Garra afiada, bico armado.
Era como se todas as nossas chances
Já estivessem aprisionadas,
Como a dor que você me lança,
Como o amor que encontramos.
Sangue de pomba em suas garras,
Boca de urubu cheia de queimaduras.
Olhos cheios de medo,
A pomba que treme pura.
Quando no alto céu uma águia,
Prepara suas asas pra descer.
Em seu gesto eterno,
Ela lança suas chamas,
Ela se vinga.
A colheita rica, o vale florido
A fumaça das chaminés.
A vila tranquila,
As crianças brincando ao sol.
As cinzas das árvores,
As pedras da terra estavam todas de luto.
Era só um sonho que chamavam de liberdade.