Bleu marine et blues marin

Michel Fugain


Y a des rêves qui sortent jamais d'la boîte àrêves,Un peu comme des cargos rouillésQui restent en rade au bout d'un quai.J'ai rêvé de filer vers la croix du sud,De croiser au large des Bermudes,Et repartir quand le vent se lève,Prendre l'ouragan dans ma voileEt voler des parfums de filles à l'escale.Pas l'temps, pas l'choixC'est tant pis pour moi......Et le soleil qui déclineVoile d'un reflet carminTes yeux bleu marineEt mon blues marin.Y a des phrases qu'on raye jamais de son ardoise.On a tous un vieux manuscritD'un bouquin qu'on n'a pas écrit.J'ai rêvé de nuits d'opium avec Rimbaud,De trafic de rhum à Colombo,De jonques et de lagons turquoise.J'étais pas Monfreid ni Cendrars,On n'a pas dû fréquenter les mêmes bars.Pas l'choix, pas l'tempsEt fin du roman...Et le soleil qui déclinesalue d'un sourire câlinTes yeux bleu marineEt mon blues marinY a des horizons qui changent jamais de place.On est en bordée sur le portEt on oublie de monter à bord.J'ai rêvé sans doute un peu fort, un peu loin,Mais c'est le rêve qui nous tient,Besoin d'espoir, besoin d'espace.J'connaitrai jamais la légendeQui a donné le blues à la mer d'Irlande.Y a l'temps qui joue,C'est tant pis pour nous.Et le soleil qui déclineColore d'un peu de chagrinTes yeux bleu-marineEt mon blues marin......Y a des rêves qui sortent jamais de la boîte àrêve.

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