Comme un million de gens

Claude Dubois


Il est né un jour de printempsIl était le septième enfantD'une famille d'ouvriersN'ayant pas peur de travaillerComme un million de gens,Ils ont grandi dans un quartierOù il fallait, pour subsister,Serrer les dents et les poings fermésAutour de lui, y avait plus petit et plus grandDes hommes semblables en dedansEn mangeant un morceau de pain,Il avait vu que le voisinAvait quelque chose sur le sienQu'il aurait bien aimé goûterComme un million de gens,Il a cessé d'étudier,Car il fallait, pour mieux manger,Serrer les dents et travaillerAutour de lui, y avait plus petit et plus grandDes hommes semblables en dedansPuis un jour, il a rencontréUne femme qu'il a mariéeSans pour cela se demanderSi, du moins, il pouvait l'aimerComme un million de gens,Ils ont vieilli dans leur quartierEt leurs enfants, pour subsister,Serrent les dents, les poings fermésMais autour d'eux, y aura plus petit et plus grandDes hommes semblables en dedansComme un million de gensQui pourraient se rassemblerPour être beaucoup moins exploitésEt beaucoup plus communiquer,Se distinguer,Se raisonner,S'émanciper,Se libérer,S'administrer,Se décaver,S'équilibrer,S'évaporer,S'évoluer,Se posséderMais autour d'eux, y avait plus petit et plus grandDes hommes semblables en dedans

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