Est-ce ainsi que les hommes meurent ?

Manset Gérard


Depuis bien longtemps déjà,J'ai cessé d'écrire,Cesser de lever les yeux,Cessé de relire.Dans le parc, devant la grille,Les hommes arriventEt juste une trace de pasLe long des rives,Juste une trace de pasLe long des rives.Depuis bien lontemps,Je ne dirige plus les musiciens.Depuis bien lontemps,Laissé pendu l'habit de magicienDans le parc, devant la mer.Les robes blanches,Enfants fragiles comme du verre,Jouent sous les branches,Enfants fragiles comme du verre,Jouent sous les branches...Est-ce ainsi que les hommes meurent ?Et leur parfum, au loin, demeure.Depuis bien longtemps déjà,J'ai cessé de vivre,De toucher du bout des doigtsLa tranche des livres.Dans le parc, devant la rive,Des bruits étranges,Bruissements d'ailes, lumières,Cheveux des anges,Le bruissements des ailes, les lumières,Les cheveux des anges...Depuis bien lontemps déjà,Le seul souvenirD'une miette de vie encoreQue je respire,Dans le parc devant l'allée,Le vide immense.Bruits des pas sur le gravier,De mon enfance,Les bruit des pas sur le gravier,Les ombres dansent...Est-ce ainsi que les hommes meurent ?Et leur parfum, au loin, demeure,Et leur parfum, au loin, demeure.

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